Que pouvons nous améliorer ?

Que pouvons-nous améliorer ?

Fairtrade souhaite accroître son impact sur la vie des paysans et des ouvriers des pays en développement. Si nous sommes déjà en mesure de présenter des résultats encourageants après 25 ans, il reste beaucoup à faire. C’est pourquoi il est important de se consacrer à des études d’impact qui nous permettent de comprendre ce que nous pouvons améliorer et/ou modifier.

Ouvrir le marché

L’une des principales conclusions qui revient régulièrement dans les études est la relation entre l’impact et le volume de produits vendus aux conditions Fairtrade par les organisations. Les organisations de producteurs ou les plantations sont certifiés Fairtrade pour l'ensemble de leur production, mais n’en vendent qu’une partie sous les conditions du commerce équitable. En moyenne, pour qu’une organisation et ses membres ressentent l’impact positif du Fairtrade, environ 30 % de la production doit être vendue à des conditions Fairtrade. Pourtant, nombreuses sont encore les organisations qui ne parviennent pas à vendre plus de 10 % aux conditions Fairtrade, la demande de ces produits étant trop limitée. Cela nous apprend principalement que tous les membres de Fairtrade International doivent continuer à s’impliquer dans la création d’un accès au marché pour les organisations de producteurs.

Du salaire minimum vers un salaire vital dans les plantations certifiées

Fairtrade travaille principalement avec des petits producteurs. Cependant, Fairtrade certifie également des plantations pour certains produits (tels que les bananes, les roses, le thé) dans le but d’améliorer les conditions de vie des travailleurs au sein de plantations (cfr. Q&R : ‘Quid de la main-d’œuvre dans les plantations et du Fairtrade ?’).

Les standards du commerce équitable en termes de salaire stipulent que le salaire minimum doit être payé. Nous constatons un impact positif au sein des plantations Fairtrade où le salaire minimum est complété par des avantages significatifs en nature (tels que des bourses d’études, de meilleurs logements et soins médicaux). Cet impact est cependant encore trop faible dans plusieurs pays. Pour les années à venir, la priorité sera allouée à l’évolution du salaire au sein des plantations Fairtrade vers un salaire vital. Un salaire vital doit permettre la satisfaction des besoins fondamentaux du travailleur et de sa famille : loyer, énergie, alimentation, eau potable, habillement, santé, protection sociale, éducation, transports, épargne, dans le contexte de sa région.

Fairtrade a développé une méthodologie concrète et précise en coopération avec diverses organisations de développement durable pour le calcul du salaire vital. Un point de référence sera établi dès la fin de 2016 pour 20 régions. L’écart à combler entre les salaires actuels et les salaires vitaux est désormais évident.

Autres domaines dans lesquels Fairtrade doit s’améliorer :

  • accorder plus d'attention aux travailleurs des petites exploitations,
  • développer une plus grande autonomie des productrices et des travailleuses,
  • renforcer la position de négociation des producteurs via les standards pour les acteurs commerciaux,
  • développer une plus grande résistance au changement climatique,
  • passer d’un marché de niche à la norme.

Fairtrade International a lancé plusieurs programmes qui mettent l'accent sur ces éléments de travail spécifiques. Consultez les programmes de Fairtrade International.

Ces travaux ressortent dans les différentes études d’impact. Cependant, l'impact ne suffit pas toujours. Voilà pourquoi nous nous adaptons et améliorons constamment notre travail (entre autres nos critères et standards) sur base des études d'impact et des tendances claires en gardant à l'esprit le contexte souvent difficile.

La base du système reste importante et maintenue :

  • engagement vers une production durable et vers les producteurs durables de petite taille,
  • la durabilité a un coût. Fairtrade est unique, en raison de son prix minimum et de sa prime,
  • un système d’audit indépendant et rigoureux : le non-respect des standards impliquera, en premier lieu, une correction et si nécessaire une décertification.

Pour plus d’info, consultez notre FAQ ou envoyez un email à info@fairtradebelgium.be.

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